Silence, moteur, action ! Avec la révélation de la sélection officielle, on peut se dire que le Festival de Cannes, millésime 2009, se met solennellement en marche. L’occasion de sortir ce blog de sa jachère. Le compte-à-rebours a commencé ! On se bornera ici à la compétition officielle, sachant qu’on peut compter également, hors-compét’, en séances spéciales ou dans la section “Un certain regard”, des noms comme ceux de Michel Gondry, Sam Raimi, Amenabar, Terry Gilliam…
James Gray, membre du jury 2009, présentait en compétition l’an passé le bouleversant “Two Lovers”.
«Los Abrazos Rotos», de Pedro Almodovar
«Fish Tank», d’Andrea Arnold
«Un prophète», de Jacques Audiard
«Vincere», de Marco Bellochio
«Bright star», de Jane Campion
«Map of the sounds of Tokyo», d’Isabelle Coixet
«A l’origine», de Xavier Giannoli
«Le Ruban blanc», de Michael Haneke
«Taking Woodstock», d’Ang Lee
«Looking for Eric», de Ken Loach
«Kinatay», de Brillante Mendoza,
«Nuit d’ivresse printannière», de Lou Yé
«Soudain le vide», de Gaspar Noé
«Soif, ceci est mon sang», de Park Chan-wook
«Les Herbes folles», d’Alain Resnais
«Le temps qui reste», d’Elia Suleiman
«Inglorious Basterds», de Quentin Tarantino
«Vengeance», de Johnny To
«Visage», de Tsai Ming-Liang
«Anti Christ», de Lars Von Trier.
En ouverture, “Là-haut”, des studios Pixar, et en clôture, “Coco Chanel et Igor Stravinsky” de Jan Kounen.
Le jury, quantà lui, présidé par Isabelle Huppert, compte du beau monde : Asia Argento, Nuri Bilge Ceylan, Lee Chang Dong, James Gray, Hanif Kureishi, Shu Qi, Robin Wright Penn. Intello et sexy !
Quelques mots déjà sur cette sélection alléchante : aux côtés des détenteurs de la carte de membre que sont Loach ou Almodovar, pas mal d’agitateurs, qui défrayèrent la chronique en leur temps : Tarantino et sa Palme controversée, Park Chan-wook qui faillit la remporter avec “Old Boy”, Elia Suleiman et sa bombe cinématographique, sans oublier Gaspar Noe et son “Irréversible”, Haneke et son “Funny Games”, ou encore Lars Von Trier, dont le très attendu “l’Antechrist” promet d’ores et déjà de faire grand bruit et de diviser la Croisette. Le cinéma asiatique place des pions pleins d’atouts, comme Johnny To, Tsaï Ming Liang ou Lou Yé, tandis que le cinéma français défend ses couleurs avec quelques valeurs sûres.
PS : Rien à voir avec Cannes, – quoique, nous regretterons cete année son absence sur la Croisette, avec son T-shirt Mickey et sa coupe de cheveux improbable – mais Wim Wenders va adapter le roman de Ryu Murakami, “Miso Soup”, l’histoire d’un jeune Tokkyote qui guide les touristes dans les quartiers chauds de la capitale nippone, Kabukisho. Jussqu’au jour où il soupçonne l’un d’entre eux, un Américain prénommé Franck, d’être le serial-killer qui sévit ces jours-ci dans les rues. Si les dernières productions de notre ami Wim frisent le ridicule, on se réjouit néanmoins de voir ce chef d’oeuvre porté à l’écran, et on attend avec impatience la fameuse scène de massacre dans la boîte de nuit.

Moland Fengkov

Latest posts by Moland Fengkov (see all)
- Loving - February 15, 2017
- American honey - February 8, 2017
- The Last Face - January 11, 2017
Commentaires